Cahier des charges de refonte : le modèle commenté
Vous allez consulter des agences pour refaire votre site, et vous voulez des propositions comparables.

Sommaire
Refaire un site, c’est partir d’un site qui existe déjà. Il a des adresses que Google connaît, un trafic, des outils branchés dessus, et parfois des accès restés chez un ancien prestataire. Un cahier des charges qui passe tout cela sous silence se lit comme une commande de création : les agences consultées devinent le reste, et chiffrent par prudence. Le modèle ci-dessous tient en neuf rubriques, et la troisième n’existe que dans une refonte.
La réponse courte
Un cahier des charges de refonte de site tient en cinq ou six pages. Il décrit l’objectif du projet, l’existant à protéger, les cibles, les fonctionnalités classées par priorité, les contenus, les contraintes techniques, l’organisation et le budget. La rubrique propre à la refonte de site internet, absente d’un cahier des charges de création, est l’inventaire de ce qui marche déjà et qui ne doit pas être perdu.
Le modèle à copier
Copiez ce modèle dans un document, remplissez chaque rubrique, supprimez ce qui ne vous concerne pas.
CAHIER DES CHARGES : refonte du site [adresse du site] Entreprise : [nom] · Porteur du projet : [nom, fonction] · Version : [date]
1. Pourquoi refaire le site Ce qui ne fonctionne plus. Un à trois objectifs mesurables (demandes de devis par mois, ventes, candidatures).
2. Le site actuel en chiffres Visites mensuelles, pages les plus visitées, demandes reçues par le site, part du mobile. Plateforme actuelle, hébergeur, qui détient les accès (nom de domaine, hébergement, administration, Search Console).
3. Ce qui doit être préservé Pages et adresses qui apportent du trafic, contenus à garder, fonctionnalités qui servent. Exigence : un plan de redirections complet, testé avant la mise en ligne.
4. À qui s’adresse le site Deux ou trois profils de visiteurs. Pour chacun : ce qu’il doit comprendre en arrivant, et l’action attendue.
5. Ce que le site doit faire Fonctionnalités classées en trois colonnes : indispensable, souhaitable, plus tard.
6. Les contenus Nombre de pages estimé. Qui rédige, qui fournit les photos. Langues.
7. Les contraintes Charte graphique, outils à connecter (CRM, ERP, emailing, facturation), exigences de performance, d’accessibilité, de conformité (cookies, données personnelles).
8. Organisation, calendrier, budget Qui décide. Qui valide, et en combien de jours. Date de mise en ligne souhaitée, échéance impossible à déplacer. Fourchette de budget.
9. Après la mise en ligne Maintenance, hébergement, formation de vos équipes, suivi des positions. Ce que vous attendez dans la réponse : méthode, planning, devis détaillé par poste, références.
Le commentaire, rubrique par rubrique
1. Pourquoi refaire le site. Écrivez l’objectif commercial. « Le site est vieillot » ne guide aucun choix. « Recevoir des demandes de devis de directeurs techniques » décide de la structure, des textes et des boutons d’appel à l’action. Si vous hésitez encore sur la nécessité de la refonte, relisez nos 10 signes qu’il est temps de refaire son site.
2. Le site actuel en chiffres. Avec ces quelques chiffres, l’agence mesure l’effort à fournir. Vérifiez les accès dès maintenant : un nom de domaine enregistré au nom d’un ancien prestataire peut bloquer une mise en ligne pendant des semaines.
3. Ce qui doit être préservé. Une création n’a rien à préserver, une refonte si. Listez les pages qui apportent des visites depuis Google (la Search Console vous les donne) et exigez noir sur blanc un plan de redirections. Sans lui, le site neuf peut perdre une bonne partie de son trafic. Notre article refonte et SEO détaille la méthode.
4. À qui s’adresse le site. Partez de ce que le visiteur doit comprendre et faire. Les fonctionnalités en découlent. Un cahier des charges qui commence par une liste de fonctions donne un site qui coche des cases.
5. Ce que le site doit faire. Les trois colonnes évitent deux dérives : le devis gonflé par des options dont vous n’avez pas besoin, et le projet qui glisse parce que tout est « prioritaire ». Pour une boutique en ligne, précisez les règles de votre métier : prix par client ou par zone, modes de livraison, remises professionnelles, liaison avec votre ERP. Ce sont elles qui font le prix.
6. Les contenus. Les textes prennent presque toujours plus de temps que prévu. Désignez la personne qui écrit. Si c’est vous, bloquez ce temps dans votre agenda, sinon la mise en ligne attendra vos textes.
7. Les contraintes. Nommez les outils à connecter, avec leur nom et leur version si vous les connaissez. Pour la technique, décrivez le besoin plutôt que la solution : « mes équipes doivent pouvoir modifier les pages seules » vaut mieux que le nom d’un outil. La performance et l’écoconception (pages légères, images optimisées) se demandent ici.
8. Organisation, calendrier, budget. On l’oublie souvent, et c’est elle qui décale les plannings. Un projet avec cinq validateurs sans arbitre prend beaucoup plus de temps qu’un projet avec un seul décideur. Donnez aussi une fourchette de budget, même large : sans elle, chaque agence dimensionne le projet à sa façon. Pour situer cette fourchette, notre article sur le prix d’une refonte de site internet détaille les postes et nos prix d’entrée. Pour une boutique en ligne, évitez une mise en ligne en novembre ou en décembre.
9. Après la mise en ligne. Un site se juge dans les trois mois qui suivent sa bascule. Demandez ce qui est prévu pour surveiller les positions, corriger les anomalies et maintenir le socle à jour. Et précisez la forme de réponse attendue : des propositions présentées de la même façon se comparent en une heure.
Les erreurs qui font échouer un cahier des charges
- Donner le site d’un concurrent comme seule référence : vous obtiendrez une copie de son site.
- Taire le budget. Les agences le devinent mal, et leurs devis ne se comparent plus.
- Oublier l’existant. Un cahier des charges de refonte qui ne parle pas du site actuel est un cahier des charges de création.
- Imposer une technologie sans raison. Laissez le prestataire proposer la sienne et la justifier.
- Écrire quarante pages, que personne ne lira. Le détail se construit pendant le cadrage, avec l’agence retenue.
Brief, cahier des charges, cadrage : qui écrit quoi
Le brief d’une page décrit le besoin pour obtenir des premières propositions. Notre modèle pour briefer une agence en une page sert à cette étape. Le cahier des charges précise le périmètre pour obtenir des devis comparables. Le cadrage, enfin, se fait avec l’agence retenue : arborescence, gabarits, planning détaillé. Vous n’avez pas à tout écrire seul.
Préparer votre refonte avec nous
Vous pouvez nous envoyer votre cahier des charges tel quel, ou venir sans : le premier échange d’une heure est offert, et les questions de ce modèle en forment la trame. Nos six étapes et nos prix sont détaillés sur notre page refonte de site internet.
Questions fréquentes
Qui rédige le cahier des charges d’une refonte ? L’entreprise qui commande le site, idéalement la personne qui portera le projet, relue par celle qui décidera. Une agence peut aider à le formaliser, mais l’objectif et les contraintes viennent de vous.
Combien de pages doit faire un cahier des charges de refonte ? Cinq ou six pages suffisent pour un site vitrine ou une boutique de taille moyenne. Au-delà, le document décrit des solutions plutôt que des besoins.
Faut-il un cahier des charges pour un petit site ? Oui, sous une forme courte. Même pour un site de dix pages, les rubriques « ce qui doit être préservé » et « qui décide » évitent les mauvaises surprises.
Que doit contenir la partie SEO d’un cahier des charges de refonte ? La liste des pages qui apportent du trafic, l’exigence d’un plan de redirections 301 testé avant la mise en ligne, et un suivi des positions après la bascule.
Résumer avec
Partager
LinkedInUn projet en tête ?
Stratégie, design, développement : le premier échange est offert, et le devis chiffré arrive ensuite.